Match Fischer Pal Benko 12 décembre 1965 ouverture Ruy Lopez Fermée Breyer

Fischer démarre par e4 et trouve face à lui une réponse noir symétrique e5 . Les bancs placent leur Cavalier aile Roi Sur case f3, les noirs mettent leur Cavalier aile Dame sur case c6 . Mais , Fou blanc vient de suite attaquer ce Cavalier en b5 , ce qui provoque une riposte noire a6 déclenchant un recul blanc immédiat. Fou blanc se retrouve sur case a4. Cavalier noir aile Roi choisit alors case f6.

Le petit roque blanc peut se produire dès le cinquième coup . Tandis que Fou noir se place sur case e7, juste devant son Roi, Tour blanche du petit roque se centralise sur case e1. Les noirs poussent leur avantage en b5 et acculent le Fou blanc sur case b3.

Coup noir d6 suit, trés défensif, tandis que les blancs vont constituer une charnière c3 d4 et empêcher en h3 toute offensive noire déstabilisant e. De leur côté, les noirs procèdent à leur petit roque, mais poussent leurs cavalier en b8 et d7, de façon extrèment protectrice et peu développée.

Cavalier blanc en profite pour bondit sur case h4. Cavalier noir lui oppose b6 . C’est le troisième coup noir de Cavalier de suite. Cavalier blanc se contente de d2, devant sa Dame.

La part du jeu et de l’enfance à travers les Échecs

Les Échecs sont une activité saine, faite pour les « modérés ». Il y faut beaucoup de patience et à la fois de ténacité. Se laisser prendre au coeur par elle change forcément le cours d’une existence des plus banales, tant l’attachement qui la concerne reste, quoi qu’il arrive, toujours très fort, et ce malgré l’écoulement des années. Il est bien difficile de décrire les premiers pas liés à la rencontre avec l’échiquier, sans savoir qu’il va plus tard énormément compter, telle une cristallisation. Le jeu n’est pas qu’un jeu. Il a sa part d’orgueil quelque peu sportif. Chacun le pressent vite. Et ne s’en cache que rarement. Nul n’aime perdre, y compris les parties les plus anodines. Subir l’Echec et Mat est toujours un tantinet douloureux. On a mal pour ce Roi ballotté aux quatre vents et finalement condamné à la perpétuité, par la faute d’une défense insuffisamment à la hauteur. Par la faute d’un Cavalier absent, d’une Tour maladroite, d’un Fou inopérant. Ou de pions n’ayant su à aucun moment faire » l’Union Sacrée » entre eux .

Tout est lié aux Échecs à des situations de convergences réussies ou pas. On personnalise très vite nos pièces, on en fait très vite des êtres de chair et de sang, aux prises avec des éléments forcément hostiles. On imagine si souvent qu’un début de partie défavorable verra de fantastiques retournements de situation. Le joueur d’Echecs est grand enfant, que ses rêves ne quittent jamais, y compris ceux de grandeur, quand tout autour de nous et en nous dit une petitesse infinie. Une médiocrité personnelle toujours consternante , que le bruit des canons de la lutte autour de la table échiquéenne rendra, nous le pensons parfois, un tout petit peu moindre. Un tout petit peu davantage supportable. Le poids des chaînes semblant s’effacer dans le mouvement blanc et noir de tout cet assemblage de type militaire .

La lutte restera feutrée. Mais se vivra malgré tout , soir en « Blitz « , soit en longueur, dans deux types de jeu dont les méthodes donnent parfois le vague sentiment qu’elles définissent carrément deux jeux opposés. Celui des ultra rapides et celui des ultra lents. L’ordinateur ayant fatalement accentué le fossé. Car ayant permis un développement sans commune mesure de la rapidité dans la pratique autrefois si marquée par des temps de réflexion infinis. Mais n’ayant jamais permis à la technique mentale de disparaître. L’esprit , que voulez vous, soufflant toujours où il veut. Les plus grands sont passés par ce conflit intérieur, entre la nécessité de la vitesse et celle de la profondeur . Comme deux aspirations contradictoires . Rendant impossible toute synthèse convenable. On nous parle souvent de la vision de multiples coups à l’avance, comme si c’était une base sans laquelle nulle progression ne peut voir le jour. Chacun peut ou pas s’y retrouver. La question est, en vérité, celle de l’aptitude à la visualisation . Regarder longtemps sans se décider de suite est très bon exercice. L’apprendre fait devenir véritable joueur. S’en éloigner fait rester en lisière du jeu, ce qui reste toujours bien dommage. Le temps long fait découvrir une masse d’informations inconnue du joueur mécanique , que sa promptitude rend dans tous les cas comme un non lecteur de la partie visible devant lui. On doit rester des chercheurs , plutôt que de prétendus connaisseurs en réalité sans véritable science du jeu . Le temps compte. On ne doit pas négliger sa part prépondérante.

E4 E5 Viennoise 1854

Quand les blancs ouvrent par e4, ils ne savent pas vraiment ce qui est susceptible d’advenir, tant les réponses potentielles noires sont nombreuses. En 1854, Steinitz joue avec les noirs contre Hamppe et il répond par e5. Son adversaire déploie alors son Cavalier aile Dame en c3. Les noirs sortent logiquement en f6, leur Cavalier aile Roi. Coup blanc audacieux f4 suit, moins centralisé que d4 et donc plus fragile. Coup noir d5 est permis. Par cette brèche occasionnée. Les blancs prennent ce pion et perdent ensuite leur pièce, dans un échange logique . Cet échange va centraliser le Cavalier noir en d5, ce qui est déjà une position dominante.

Certes, les blancs reprennent. Mais n’empêchent pas les noirs de faire tomber le Cavalier blanc c3 et d’être repris. Dame noire peur alors gagner la bordure, sur case h4 et placer un premier échec. Dame blanche se protège comme elle peut, sur case e2. Fou noir replace un échec, depuis case g4. Cavalier blanc aile Roi répond f3 et Cavalier noir aile Dame c6. Coup d4 blanc survient alors, plus que tardivement.

Fianchetto dangereux après e4.

Le Fianchetto peut rendre un jeu difficile, quand les blancs s’y livrent, après avoir ouvert en e4 . Il monopolise deux coups. Il peut fragiliser les pions défensifs. Il rend parfois inopérant l’un des deux Fous. Il n’est donc jamais vraiment la panacée, pour ces trois raisons précises.

Sur e4, il semblerait que mouvoir les Fous est meilleur sur les cases centrales, voire face au Cavalier tout juste sorti en face. Son mouvement doit être étudié précisément. Il n’est pas anodin. Il conditionne en grande partie le déroulement des opérations. Le Flanc est toujours bien difficile à manier. Il ne se travaille pas sans de nombreuses tentatives vaines.

Séance Bulgnéville numéro 1

Ce Mercredi est marqué par le démarrage du Club d’Echecs de Bulgnéville. Comme il y a quarante ans en 1979, avec deux témoins de cette glorieuse époque. Le moment est à marquer d’une pierre blanche. Il compte pour chacun de nous et indique bien, quelque part, l’éternelle jeunesse de notre activité, qui existe depuis des millénaires et n’est sans doute pas prête de s’éteindre. Les Échecs portent loin . Ils ont sans doute un sens qui nous rassemble, autant qu’il nous échappe . Jean Claude dispose les échiquiers sous forme de salle de classe. Tout est prêt . La maison des associations est le havre de paix tout à fait adapté à ce moment fort. Madame Jacquelin et Madame Poyau font les photos pour marquer l’évènement et pour informer les lecteurs du journal . Nécessité pour élargir l’audience. Nous sommes dix . Et même onze avec Betty. Qui ne peut rester plus longtemps. Les parties démarrent, mais aussi la phase d’initiation . Chacun va à son rythme. Nos objectifs ne sont pas compétitifs. Mais la discussion technique démarre rapidement, au sujet du jeu fermé ou ouvert, du livre introuvable sur le Cavalier ou du célèbre Tartakhover.

E4 est l’ouverture qui convient le mieux à tous. Le centre est la base du jeu. Le maîtriser, c’est toujours s’en sortir. Chacun le sait et en tient compte. Depuis le plus jeune, Eliot 13 ans, que pour Nelly, notre doyenne, dont les parents fondèrent autrefois le Club de Contrexeville. Cette ouverture est bien difficile, mais elle a ses avantages. Lorsque surgit une attaque dans notre défense, elle aide à mieux le canaliser. Et à faire en sorte qu’elle ne dévaste pas tout sur son passage. Certains d’entre nous avouent ne pas jouer souvent, mais confient se souvenir de l’essentiel. Les Échecs ne s’oublient pas. Ils restent imprimés dans nos esprits, même quand le temps s’écoule.

Nous remercions bien évidemment la Municipalité que madame Poyau represente et le Maire de Bulgneville Christian Franqueville , pour la mise à disposition de la salle et pour cette organisation qui va permettre, selon le vocabulaire de notre jeu, un vrai « développement ». Nous espérons que des jeunes viendront bientôt à notre rencontre et découvriront avec joie la beauté des Échecs et leur force collective. Tel est notre voeu le plus cher en ce début d’année.

Séance numéro 16 samedi 5 janvier 2019.

Nous avons partagé un bon moment ce samedi , dans les meilleures conditions et dans une ambiance fort chaleureuse. Denis avait fait le nécessaire et a offert au Club une magnifique galette. Chacun de nous a pu en profiter et en a été particulièrement heureux. En dépit des absences que nous regrettons . Et qui sont forcément liées autant à la période de l’année qu’à l’actuelle situation nationale.

Pourtant, nous avions invité tout le monde . Il semblait nécessaire de vivre un partage de ce type, pour créer entre nous une cohésion nécessaire, l’année 2019 exigeant de nous, associations, sans doute des efforts nombreux et une perspective nouvelle, chacun sentant venir et vivant lui même les évènements actuels de façon bien douloureuse. Jamais il n’a semblé autant nécessaire de se rassembler, dans de petites structures de ce type, pour faire avancer , même timidement, un certain nombre de priorités collectives auxquelles nous tenons tous.

La vie associative n’est certes pas de tout repos, mais les Échecs sont une belle activité . Nous allons entamer trois week-end marqués par des compétitions. Nous allons aussi essayer de poursuivre notre tournoi interne , modestement , au plus près de vos disponibilités à tous. Il y aura aussi des phases plus creuses au cours desquelles il serait bon de reprendre un cycle de débats théoriques, autour de la table, notamment au sujet des ouvertures et des principes qui guident le jeu. Il nous faut des parties anciennes, afin de mieux cerner le jeu , de mieux l’apprivoiser. Jouer beaucoup est sans doute le bienvenu, mais ne permet pas toujours de bien progresser. Nous devons trouver parfois le temps de « stabiliser » nos jeux, pour en parler autrement qu’au cours de parties animées. A titre , il nous faudrait choisir un joueur ancien susceptible d’aiguiller notre démarche. Un vote pourrait avoir lieu, selon vos préférences. Qu’en dites vous ? Nimzowitsch, Capablanca ou Steinitz ? Ou un autre ?

Samedi, Michel ouvrira la salle vers 16 heures . Il me remplacera. Je serai avec Eliot et ses parents à Gérardmer , pour les premiers pas d’Eliot en compétition. Avec peut être à la clé une qualification pour l’échelon supérieur. Lorrain ou National, selon les circonstances . Tom ne souhaite pas encore franchir ce cap, mais il sera présent le 20 janvier à Vittel contre Neuf château. ,

Il nous faut remercier Georges, qui nous a fait le grand plaisir de venir ce samedi . Sa présence nous a fait chaud au coeur. Merci Georges.

Séance numéro 15 samedi 29 décembre 2018 et meilleurs voeux à tous .

Nous étions six ce samedi. Théo était le seul jeune présent et il commence à progresser sérieusement, bien épaulé dans son lycée dans notre discipline. Ce qui indique bien des possibilités par équipe dans les mois qui viennent.

Malgré l’affichage de notre pancarte, nous nous trouvons devant une situation où les occupants de la salle du dessous ferment la porte de la Maison des Associations à leur départ, sans se rendre compte que notre effectif est en train d’arriver. Denis, heureusement, téléphone et règle cette difficulté passagère. A l’avenir, le téléphone dont je dispose sera branché et opérationnel. 06 65 16 67 30. A chaque difficulté de ce type, n’hésitez pas à appeler. Il s’agit simplement de communication. Le panneau ne suffisant visiblement pas à assurer l’ouverture de la porte.

Nous faisons également bon usage du chauffage d’appoint, branché ce samedi pour garantir une température ambiante correcte . C’est indispensable.

Pour ce qui est de l’aspect technique, l’idée de l’échange Tour Fou fait son chemin lentement. La notion de paire de Fous et à la fois de supériorité du Fou sur la Tour en fin de partie commence à devenir quelque chose qui peut servir à tous, malgré la différence théorique matérielle entre les deux pièces. Ce sont les idées dece Capablanca. Elles peuvent nous servir beaucoup.

Ce Samedi, nous partagerons une galette et le verre de l’amitié. Deux bouteilles de cidre et une de jus d’orange sont prêtes. Nous essaierons de passer ensemble un moment convivial. Pour démarrer 2019 au mieux. Vers 16 heures. Si tout le monde peut être présent, ce serait bien.

Le 12 janvier est prévu un tournoi qualificatif pour les championnats de France de jeunes. Eliot et Tom font partie des joueurs potentiels. Les matchs ont lieu à Gérardmer. C’est à eux de voir si un test de ce type suscite leur intérêt, ne serait ce que pour se mesurer et voir où ils en sont. Bien que n’ayant ni voiture, ni permis, je suis prêt à accompagner et à aider pour ce déplacement. Nous en reparlerons ce jour.

Le 9 Janvier, nous démarrons nos séances à Bulgnéville. Chacun est évidemment invité à participer, dans la mesure de ses possibilités. A partir de 17 h pour les jeunes et de 18h pour les adultes. Qu’on se le dise. Je vous dis à tout à l’heure.

Séance numéro 14 samedi 22 décembre 2018.

La 14ème séance démarre avec Eliot et Tom, sur la base d’une partie e4 e5 ancienne, conduite et gagnée par Nimzowitsch en 1901. Nous analysons ensemble l’ouverture et les principes qui font de la paire de Fous un élément essentiel des victoires , quitte à oser bien des sacrifices pour la préserver. Comme à chaque fois, la discussion est positive. L’ouverture réputée la plus simple ne l’est pas forcément dans tous les cas. Nimzowitsch ose sacrifier de grosses pièces pour bénéficier de la maîtrise des colonnes proches du Roi adverse. Théo rejoint le groupe ensuite et démontre, à son tour, un potentiel incontestable. Il nous faut baser nos équipes sur leur solidité collective.

Le tournoi de parties rapides de ce samedi se joue sur une base de 15 minutes, avec des pendules mécaniques, qui ne manquent pas de faire jaser. Mais l’exercice a du bon. Eliot l’emporte , suite à une ouverture b3 mal centralisée par son adversaire . Il devient trés fort pour ce qui touche aux Fianchetto. A ce titre, un tournoi qualificatif pour les championnats de France se tiendra le 12 janvier à Gérardmer. Je vous joins le mail du Président de l’échiquier Gérômois, Jean Pierre List. Ce peut être un test valable . Pourquoi ne pas s’y rendre ? Ce peut être un bon entraînement pour la journée de championnat prévue à Vittel le 20 janvier.

La salle sera ouverte normalement ce samedi et nous essaierons de nous retrouver le 5 janvier, pour boire un verre et célébrer dignement, ensemble, l’an de grâce 2019. Parents, jeunes, membres, tout le monde est invité.