Partie anti-Scandinave avec victoire blanche.

Vorotnikov rencontre Zakharov à Moscou, en 1999, sur une ouverture de type anti-Scandinave, qui constitue toujours une réponse solide au coup blanc initial e4. Le jeu noir d5 créant des échanges rapides et des situations évidentes de mouvement . La caractéristique de l’anti-Scandinave résidant dans la non-prise du pion si généreusement offert d’entrée, et dans une avancée blanche d3 , qui semble bien plus propice à la construction d’une partie digne de ce nom. Et donne de suite des perspectives à un éventuel pion passé, présent là où il le faut, au moment où il le faut.

Le choix noir est donc, contrairement au camp blanc, celui de la prise par le pion noir d5 du pion blanc e4 . Ce pion blanc est repris par pion blanc passé d3. C’est un premier échange virulent. Qui ne fait que précéder celui des dames, lequel a pour unique effet de déroquer le Roi blanc. Le camp blanc devant renoncer ainsi à un coup défensif majeur. Coup noir e5 suit et met à mal encore plus ce camp, victime d’une centralisation non prévue de l’un des pions noirs. Les deux Fous se placent sur la même colonne , en e3 et e6. Se faisant face l’un à l’autre et occupant ainsi une colonne délaissée. Le coup blanc c3 suit et comporte une dimension défensive forte . Tandis que le cavalier noir aile dame rejoint la case d7 , dans un esprit identique de protection de ses arrières.

Roi blanc se décale alors en c2. Tandis que le Fou noir part en c5 et crée l’échange avec le Fou blanc. C’est le troisième échange de la partie. Nul n’a encore pris le moindre ascendant. Même si les blancs vont bientôt déployer en d2 leur premier Cavalier et, par le biais de f3, jouer un coup de même nature que c3.

La finale repose, chez les blancs, sur la force des Cavaliers. Ils pénètrent littéralement le camp noir, face à de timides coups de pions noirs c5 et b5. Qui n’ont pas vocation à développer un jeu. Tour blanche a1 bénéficie d’une habile centralisation en d1. Avant plusieurs mouvements décisifs liés à cette Tour. L’alliance Cavalier Tour atomise le camp blanc. Et finit par permettre une promotion de pions qui achève le match et le donne aux blancs. La victoire va toujours aux plus audacieux.

Nous observons un milieu de partie caractérisé par le jeu virulent du Fou c4 et e6, et des cavaliers, e2,b3,b4,c3. Au cours de quatre coups massue qui donnent à la finale une nature offensive et brillante du côté blanc, tandis que les noirs ne peuvent que se contenter d’occuper passivement leurs zones défensives. L’anti-Scandinave semble reposer sur une occupation de terrain la plus précoce possible . Provoquer un échange de dames en s’emparant du pion noir e5, tendu comme un piège, aurait, semble-t-il, desservi le camp noir.

Auteur : pierreyveslesquerenorangefr

il est vital de dire.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s